Publié le 13/03/2009 à 12:00 par andreatracire
Est-il possible d'être déçu par son ombre,
Une aimante épouse de nos pas,
Mystérieuse amoureuse de notre émoi,
Nous caressant jour après jour l'échine ?
Ne fait-elle pas tout pour ne pas nous déplaire ?
Se courbant sous nos désirs, nos envies,
Esclave de l'enclave de nos corps,
Elle étouffe, prisonnière de son sort...
S'étire, se contorsionne, gracile
Acrobate, attendant que sonne minuit
Ne plus être que l'ombre de son ombre
Assouvissant alors sous de tendres caresses,
Les promesses de l'amant, éconduites
Endormi, insouciant, drapé par la nuit.
--
Publié le 22/01/2009 à 12:00 par andreatracire
Serpentant ce long couloir fuligineux,
Il s'avance, ondulant sur des échasses d'acier,
En son sein des danseuses argentées
Paressent sous les caresses passagères
D'étudiants, travailleurs, encore ensommeillés.
Brinquebalants, secoués, ils gromellent,
Prenant à témoin ce grand ver échaudé
Par le temps, par les gens, et pourtant
Il sera là demain, comme toujours, présent.
A son appel ils s'engouffreront -moutons de panurge-,
Boulotés un à un par cet amant de fer.
Puis recraché, pépins étourdis, à quai.
Publié le 22/01/2009 à 12:00 par andreatracire
Et se résoudre,
Encore et toujours.
À ces faux-semblants,
Car je ne peux même me fondre,
Dans l'ombre de l'ombre de tes pas.
Publié le 22/01/2009 à 12:00 par andreatracire
Je laisse filer entre mes doigts un peu de sable fin,
Tissant, sur les dunes, quelque improbable dessein.
Un os délavé crève l'horizon, sous mes yeux,
Relique d'une époque ou ils siégeaient majestueux.
Craquelant la terre aride de leurs pas riant,
Ils courbaient la savane comme la Mer Rouge d'antan.
Le ciel bleu azur grondait alors sans nuages,
Et dans leurs yeux ridés se distinguait un âge
Où les sagaies dépoussiérant le sol rougeâtre,
Attisaient les contes comme des braises autour de l'âtre.
Publié le 22/01/2009 à 12:00 par andreatracire
Devenir écume, couvrir de mon corps ton rivage farouche,
Mes mains comme des vagues galopant jusque ta bouche,
Par petites gorgées me désaltérer de ton rire,
En perdre jusqu'à la raison, inondé de plaisir.
Publié le 22/01/2009 à 12:00 par andreatracire
Tu traines les pieds, lasse...
Tu secoues la tête, tu ne veux pas,
Mais pourtant, tu la regarde, impuissante...
J'ai suspendu, au-dessus de moi, une pensée...
Je la fixe un instant, je l'ai voulue,
Làs, je ferme les yeux...
Publié le 11/10/2008 à 12:00 par andreatracire
"Chateaubriand sinon rien...",
Des mots en l'air, ou un destin ...
Je continue les bras ballants ...
Que dois-je faire maintenant ?
A la recherche du bonheur, égoïste
Je crois être fourbu, manquer la piste,
Il faut souffrir pour vivre pleinement...
Du moins c'est ce que je pense... souvent.
J'aimerais que l'on me dise quoi faire,
M'en aller, insouciant, la tête en arrière...
Publié le 29/06/2008 à 12:00 par andreatracire
J'ai rencontré une étoile en peinture,
Gravitaient autour de sa ceinture
De multiples planètes, attirées;
Comme tourne cette fleur blonde, l'été.
Pour se consoler elle révolutionne,
S'impatiente, bout et frissonne.
Un satellite parfois s'interpose,
Et une des planètes s'obscurcit, morose...
Publié le 01/04/2008 à 12:00 par andreatracire
J'ai fais danser ma lame en de nombreux endroits,
Virevoltant, tranchant - Chevalier Adroit -
J'ai battu la campagne sur mon fier destrier,
Croisant vilains, marauds et autres gougnafiers.
Solitaire, sans atours flottait mon blason,
Ma garde déplorée effilait les saisons,
Jadis, je me rappelle une place bruyante,
Où chantait mes exploits une voix lancinante...
J'ai fui la renommée et pourtant elle m'obsède,
Me persécute... je la veux ? elle m'excède...
Publié le 17/02/2008 à 12:00 par andreatracire
Cendres, mes pensées, comme la fumée s'étiolent,
Emportées, effacées, de défuntes babioles
Se laissent porter inertes, feuilles d'Automne.
Seul dérive, fuyant ce courant monotone,
Un ilot héroïque ne pouvant se défaire
De Viola sa Muse et unique passagère.